POUR UN TEMPS SOIT PEU

 

Texte: Laurène Marx

Mise en scène: Lena Paugam

UNE PRODUCTION PORTEE PAR LE COLLECTIF LYNCEUS

 

Ce texte a reçu le prix ARTCENA pour l'aide à la création en novembre 2020

Il sera publié en juin 2021 aux Éditions Théâtrales dans la collection Lyncéus Festival.

 

Une présentation in situ de ce texte sera d'abord proposée en juin 2021 dans le cadre du Lyncéus Festival - créations théâtrales in situ, à Binic - Etables-sur-mer (22).

 

Une création en salle est prévue au cours de la saison 2022-2023

(Recherche de partenaires en cours.)

SORTIE DE RESIDENCE 

Rendez-vous destiné aux professionnels

au NOUVEAU STUDIO-THEATRE DE NANTES

Vendredi 26 février 2021 à 16h

Ce projet est issu d’une commande du Collectif Lyncéus autour du thème « C’était mieux après ». L’autrice a été sélectionnée dans le cadre d’un appel à projet proposant une bourse, une résidence d’écriture, un accompagnement à la publication et une création du texte en version in situ. Laurène Marx, qui se définit elle-même comme « un.e auteur.e non-binaire genderfluid », aborde ici la question de l’identité transe et de l’irrémédiabilité des choix lorsqu’un processus de transition est enclenché. Avec sensibilité et non sans violence, avec la crudité de détails concrets qu’on omet souvent, elle présente ce monologue comme un acte militant. Son écriture vive, tendue, présente un témoignage saisissant sur les conséquences tout à la fois intimes et sociales du passage du genre masculin au genre féminin.

 

   "Pour un temps soit peu est une histoire de femme trans par le détail ; les détails invisibles, ceux auxquels on préfère habituellement les repas de famille houleux et les histoires d’amour où le.a conjoint.e magnanime décide de rester près de sa trans malgré les tempêtes. Au milieu de tout ça, y’a les détails, le questionnement qu’impose à la société, le parcours trans, son rapport au féminisme, sa presque impossibilité de fuir la binarité. Les micro agressions, les macro agressions. L’importance capitale du rouge à lèvre, les chirurgies faciales qui projettent une étrangère dans le miroir, la difficulté d’aimer et de choisir ses amours dans un monde à la sexualité hétéronormée ; le courage que cela implique, la lâcheté que cela implique. Et finalement le choix le plus évident, celui d’essayer d’être la femme complète, parfaite, celle qu’on ne voit pas, celle qui n’est plus trans, celle qui est hétéro et qui ne remet plus rien en question pour qu’on ne la remette pas en question. L’important c’est d’accepter d’être peu et de se convaincre que l’on est beaucoup pour ne surtout pas réaliser que l’on est peut-être plus rien." (Laurène Marx)
 

 

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