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ECHO, OU LA PAROLE EST UN MIROIR MUET

 

 

Texte: Xavier Maurel

Mise en scène et interprétation: Lena Paugam

Chorégraphie: Thierry Thieu Niang

Scénographie: Ludovic Riochet

Costumes: Léa Gadebois-Lamer

Création et Ingénierie sonore: Arnaud De la Celle

Collaboration musicale: Ez3kiel

Assistanat à la mise en scène: Célio Bétrancourt - Couaillet

Création sonore - première phase de travail: Marie Charles

Une première étape de travail pour la création de ce spectacle in situ a été présentée

dans le cadre du Lyncéus Festival 2017 

La création du spectacle est prévue a eu lieu en juillet 2019 à la scène nationale de Châteauvallon.

LE SPECTACLE « ECHO » EST CONCU POUR ETRE JOUE DANS LA FORÊT.
 
CE SPECTACLE EST UNE EXPERIENCE SENSORIELLE.  L’ELABORATION MUSICALE ET SONORE D’ARNAUD DE LA CELLE  SE DEPLOIE DANS L’ESPACE EN ECHOS ET DIFFRACTIONS.
 
LES SPECTATEURS AVANCENT ENSEMBLE VERS LE LIEU DE LA REPRESENTATION.  SUR LE CHEMIN, DES VOIX DISPERSEES ; DES SONS RESONNENT.
 
LA COMEDIENNE LENA PAUGAM INTERPRETE SEULE LE TEXTE DE XAVIER MAUREL.
 
ELLE EST ACCOMPAGNEE PAR UN CHŒUR  COMPOSE D’UNE VINGTAINE DE DANSEURS AMATEURS  CHOREGRAPHIE PAR THIERRY THIEU NIANG.
 
LE PUBLIC EST ASSIS SUR DE PETITS GRADINS EN BOIS DISPOSES EN DISPOSITIF QUADRIFRONTAL OU CIRCULAIRE. (JAUGE DU PUBLIC : 200 PERSONNES)
 
LA SCENOGRAPHIE REALISEE PAR LUDOVIC RIOCHET FAIT CORPS AVEC LE PAYSAGE. ELLE LE REFLECHIT ET S’AMUSE  PAR EFFETS DE MIROIRS  A SES INCESSANTES METAMORPHOSES.

« Après quoi, elle s’endort doucement. Il est là, devant elle, visiblement épuisé, pour luimême épuisant. Son visage est une coupure, sa bouche est une coupure, une porte, et chacune de ses paroles est une clef perdue. Sa bouche s’ouvre par le milieu, comme une tranchée dans son visage, et sa voix regarde en elle-même une parole duplice, elle la regarde avoir été dite, devant l’être, l’étant, ne l’étant pas, ne l’étant plus, l’étant. Elle est la matière vivante de ce clignotement, la mémoire visible, évidente, de ce que la parole est impuissante à constituer un sens, de ce qu’elle n’est que la trace d’un sens toujours à venir, d’un récit toujours à faire, à reconstruire dans un aprèscoup déjà reclos. Plus profondément encore enfouie dans le cœur de toute matière, après que toute chose est devenue invisible, elle ne se détache plus du tout du lieu où elle se trouve, de l’arbre où elle s’adosse, du sol où elle s’appuie, prise aussi dans la nuit, par la nuit elle-même, elle-même étant elle-même et la nuit et le tranchant de la phrase qui la traverse, qui l’a traversée, qui la traversera. C’est d’une telle douceur qu’il a été question. Mais peut-être le mot douceur n’est-il pas le mieux choisi ? »

 

Extrait de Echo, ou la parole est un miroir muet de Xavier Maurel

POUR LIRE LE DOSSIER ARTISTIQUE DU SPECTACLE,

CLIQUEZ SUR L'IMAGE CI-DESSUS.

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